Jasmin

Jasmin ♥ Community manager et rédactrice pour les Sacrées Blogueuses – Assistante community manager pour Process Magazine – Animatrice en centre de loisirs – Reims

Un arc en ciel. C’est l’image qui me vient à l’esprit lorsque je pense à Jasmin, ce petit bout de femme énergique et souriante. De par sa double culture (allemande et française) et ses voyages, Jasmin est multiple. Tour à tour blogueuse, community manager, directrice adjointe de centre de loisirs, elle est aussi une des Sacrées Blogueuses. Son talent de communicante et son ouverture d’esprit façonnés par une dizaine d’années passées à l’étranger ont fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui, une personnalité atypique et inspirante que je vous propose de découvrir au travers de son expérience d’expatriée.

Pourquoi ce départ à l’étranger ?

Je pense que ma double culture me prédestinait à ce départ puis les grandes vacances que je passais chez mes grands parents en Allemagne et mon père, routier à l’international. Tout mon environnement était tourné vers le voyage.

Lorsque j’ai dû choisir une filière pour mes études, j’avais cette envie de me rapprocher de l’Allemagne alors j’ai choisi une fac d’allemand mais ce ne fut pas la bonne manière. Alors j’ai bifurqué vers un BTS Trilingue pendant lequel j’ai effectué des stages à l’étranger dont un de 2 mois en Grande Bretagne et là ça été le déclic.

Tout est nouveau, personne ne vous connait, tu peux faire ce que tu veux. Moi qui étais d’une timidité maladive (c’est difficile à croire, je sais !), je l’ai vécu comme une renaissance. J’ai effectué mon stage suivant en Allemagne puis je me suis demandée que faire après ? Je ne me voyais pas travailler en France.

Comment as tu choisi ta première destination ?

Un jour, un ami de mes parents m’a parlé du SVE (service volontaire européen), j’ai saisi l’opportunité et j’ai choisi l’Allemagne. Un choix mesuré car ce n’était pas trop loin et je parle allemand, j’avais besoin d’un peu de sécurité pour mon premier vrai départ.

Je suis partie 1 an dans un village de 400 habitants, je travaillais avec des enfants, je bougeais tout le temps. Au bout d’un an, je n’avais toujours pas envie de rentrer. Je pense que je faisais un rejet de la France. A l’école, quand j’étais plus jeune, c’était compliqué, je ne m’épanouissais pas.

Et ensuite ?

Je rêvais de partir aux États Unis, je me suis lancée et je suis partie à San Francisco. J’ai décroché un boulot dans un hôtel et j’ai obtenu un permis de travail d’un an et demi. J’ai adoré la Californie et l’état d’esprit de ses habitants, la réussite est saluée plus que jalousée comme en France et ils sont très positifs dans leur manière de voir la vie.

Mais il a fallu rentrer et ce fut la déprime.

Une amie à qui je me confiais m’a fait l’apologie du Canada, un bon compromis entres les USA et l’Europe. Je me suis décidée à partir à Montréal où j’ai vécu 2 années géniales, je bossais toujours dans l’hôtellerie mais je voulais changer. Je suis alors partie vivre à Toronto sans boulot mais je savais qu’ils cherchaient des français dans l’enseignement. J’ai trouvé un poste en 3 semaines.

Je voulais un métier de transmission, tourné vers l’autre puis travailler avec les jeunes c’est rester dans la réalité, ils sont francs. J’étais aide-enseignante pour les élèves en difficultés pendant 6 ans. Puis je suis rentrée en France.

Pourquoi ce retour en France au bout de 10 ans ?

Mes amis commençaient à rentrer petit à petit, à fonder leur famille, je me sentais un peu seule puis j’avoue que les hivers sont très rudes à vivre. J’avais envie de me rapprocher de ma famille et de mes racines. Alors lorsque j’ai ressenti au fond de moi qu’il était temps, je suis rentrée en France, chez mes parents, le cœur serré mais avec la certitude que j’y retournerai un jour.

Comment s’est passé ton retour en France ?

Style « honey moon » au début, tu retrouves les petits plats de Maman, la famille, tes repères… puis ça se complique. Il faut retrouver du travail, un endroit où vivre… Au début j’avais le sentiment de ne pas être à ma place, il faut se faire ré-accepter.

Dès que j’ai retrouvé du boulot, je me suis sentie mieux. Je suis tombée sur une équipe très sympa dans l’hôtel où je bossais. Mon blog aussi, que j’avais déjà à l’étranger, m’a aidé à me sentir mieux. Puis il y a eu la rencontre avec les Sacrées Blogueuses… une sacrée rencontre. Suite à un événement blog, j’ai fait la connaissance des filles, les idées ont germé et les SB (comme on dit) sont nées.

J’ai aussi changé de boulot. Je voulais retravailler avec les jeunes, ça fait maintenant 3 ans que je bosse dans un centre de loisirs avec une équipe géniale portée par une belle énergie.

A présent, on peut dire que je suis ancrée à Reims (rires). Je réussis grâce à toutes mes activités, à mes amis et à toutes les rencontres que je fais, à vivre ce que je vivais à l’étranger.

Je suis une expatriée à Reims et j’adore ça !

Qu’est ce que cette expérience a changé pour toi ?

La vision que j’ai de mon pays . La France ne fait pas preuve d’autant d’ouverture que le Canada, les français sont plus méfiants et sur la réserve puis ils aiment que l’on rentre dans des cases. Cette notion d’appartenance à un groupe est compliquée à comprendre pour moi qui a un parcours atypique. Mais je me suis réconciliée avec cette France imparfaite grâce à mes voyages, en évoluant moi-même et en modifiant ma vision de la vie et pour être sincère je me sens avant tout européenne.

Puis j’ai appris l’indépendance, à me débrouiller seule, il ne faut pas faire d’idéalisme quand on part, parfois ce n’est pas évident. Puis toutes les personnes que j’ai rencontré ont contribué à ce changement et donc à mon bien être.

Enfin et c’est le plus important, cette aventure m’a changé moi parce que j’ai suivi mon propre chemin, construit ma propre identité. La personne que je suis aujourd’hui a été façonnée par cette expérience. Je vis en adéquation avec ce qui m’entoure, je vis tout à fond et au présent. La chose la plus importante que j’ai apprise est qu’à ton retour tu ne seras plus jamais la même personne. Je pense qu’au fond c’est pour ça que l’on part.. pour se trouver soi-même.

Merci Jasmin d’avoir partagé ton expérience avec sincérité et avec le sourire… always !

Retrouvez Jasmin sur son blog www.sacreejasmin.com et sur le site des Sacrées Blogueuses 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et la lumière fut…

Du balai !

Lorsque j’arrive sur le chantier des Pénates, je ne peux que constater l’excitation des propriétaires due à un événement qui, je l’avoue, me saute aux yeux : l’arrivée de la lumière (naturelle, on s’entend).

Alors ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’un ouragan dévastant une partie de la maison mais bien d’une volonté d’Annabelle et Brice afin de donner vie à leur terrasse.

Et quelle joie pour eux ! Une lumière inonde littéralement la pièce et je sens qu’elle est bienfaitrice pour mes hôtes qui alignent les longs mois de travaux à la lueur des spots de chantier.

Il y a des étapes sur un chantier. Elles sont marqués par des évènements comme celui-ci. Insignifiants pour les uns, tellement importants pour les autres. C’est alors que l’espoir renait, la fatigue s’envole et que le bout du tunnel ne semble plus si lointain.

Je peux déjà entrapercevoir les futurs diners à la lueur des bougies, les empreintes de verres sur la nappe, entendre les rires des convives, sentir l’odeur des fleurs…

Il n’y a plus qu’un pas.

Œil de bœuf

Suite parentale

Salle de bain parentale

Entrée – couloir

Entrée – à gauche le bureau d’Annabelle

 

A l’étage, le coin de Rose et Salomé (cliquez pour agrandir les photos)

 

Annabelle & moi

 

 

Armelle Blary

La plasticienne à l’univers poétique partage son enfance entre les dunes de sable des plages du Nord et la craie de notre terre champenoise. Chevauchant son vélo, la petite fille découvre le monde dans un perpétuel ravissement et perçoit en chaque chose de la nature un mouvement et une énergie. Une prédisposition à la poésie, à contrebalancer le négatif, présente aujourd’hui encore dans ses œuvres.

Après de longues études littéraires, Armelle Blary, influencée par des artistes tels que la plasticienne et sculptrice Louise Bourgeois, le poète latin Ovide ou l’écrivain Marcel Proust, débute son cheminement artistique par la peinture mais s’oriente très vite vers la couture. Les chutes de toile tombées entre ses mains, Armelle Blary aime à les façonner, les réunir et les coudre jusqu’à leur donner un volume et en devenir des poupées. Elle a trouvé sa matière : le textile, son outil : l’aiguille. Très vite, elle expose et de cette opportunité nait une carrière qui grandit depuis plus de 10 ans.

Pourquoi rester à Reims ? Armelle Blary ne s’est jamais posée la question. Elle aime cette ville, les paysages champenois tout autant que ceux du Nord, puis elle a la chance de voyager beaucoup… dans sa tête et pour son art. Elle collabore avec d’autres figures rémoises telles que les photographes Benoit Pelletier et Alain Hatat, ce dernier la soutient depuis le début de sa carrière, ou encore l’artiste sonore Nicolas Canot à qui elle fait appel pour son exposition Motilus en 2017. Armelle apprécie l’offre culturelle rémoise portée par des structures comme le Manège, lieu qu’elle affectionne notamment pour son restaurant La Verrière tenu par Willy Zorn dont elle souligne l’excellente proposition culinaire.

Son exposition « Partir »

A l’occasion de son exposition monographique « partir » à la Manufacture de Roubaix du 14 avril au 17 juin 2018, Armelle Blary dévoilera un ensemble inédit de sculptures nées d’une conversation plastique avec l’œuvre de Camille Claudel, conversation qui puise son origine dans une rencontre, voici près de trente ans, avec Marie-Victoire Nantet, petite-nièce de Camille.

La Clotho constitue le point de départ de cet échange d’artiste à artiste sur des thèmes et questionnements esthétiques communs. Au fil des années, ce rapprochement a permis la création d’une collection spécifique où la figure, le corps et le matériau fibre occupent une place essentielle.

Créées entre 2014 et 2018, ces pièces sont présentées à la Manufacture en vis-à-vis de deux œuvres issues de la collection du musée La Piscine : Torse de femme accroupie et Etude pour l’Implorante.

Cette exposition sera visible à Reims en fin d’année avec le soutien du SUAC et du Musée des Beaux-arts de Reims.

 

Les portes

Un détail qui fait toute la différence, la première chose que l’on voit d’une maison avant même d’y pénétrer.

Des portes, il y en a des dizaines aux Pénates, des anciennes, évidemment, qu’Annabelle aime d’amour. Toutes ces portes ont déjà eu une vie voire plusieurs. Empreintes d’un charme suranné, elles ont été ouvertes et fermées mille fois, repeintes, poncées, touchées, claquées, verrouillées. Témoins de plusieurs vies, de drames, de bonheurs, derrière elles se cachent des secrets, des conversations chuchotées, des joues et des oreilles collées, des yeux indiscrets.

Chargées de symbole, les portes sont indispensables aux séparations que l’on désire créer dans sa maison comme dans sa tête.  Elles segmentent, coupent, isolent mais elles s’ouvrent aussi. Que seraient la tranquillité, le calme et la discrétion sans porte ? Que dire des portes entrouvertes qui laissent planer le doute… Puis qui n’a jamais connu cette sensation d’appréhension, d’excitation ou de curiosité derrière une porte fermée qui va s’ouvrir.

Existe-t-il un manifeste de la porte ? Ce serait intéressant d’y songer…

Maison d’Annabelle

Vue du bureau d’Annabelle

Portes bureau d’Annabelle

L’étage

Escalier – étage des filles

Cuisine et salon – verrière à gauche

Extérieur

Vue de la cour

La cour pavée

Guesthouse

Escalier entres les 2 guesthouses

 

Eric

Eric ♦ Relieur et restaurateur de livres anciens – Reims

Samedi après-midi. J’arrive dans un charmant petit immeuble du centre ville, Eric m’ouvre la porte de son appartement le sourire aux lèvres, les effluves de parfum made in Lampyre m’émoustillent les narines. Des macarons La Petite Friande, les préférés d’Eric, m’attendent accompagnés d’un thé blanc fumant et de la vue sur la Cathédrale. Parfait.

Eric exerce un métier poétique et créatif mais aussi technique et minutieux, il est relieur de livres. Originaire de Troyes, Eric a suivi le cursus de la prestigieuse école Boulle puis a travaillé dans la muséographie pour des maisons de luxe telles que Chanel. Malgré un travail passionnant, la partie événementielle de ce métier ne lui laisse que peu de temps pour sa vie personnelle et il pense à changer d’activité. Le destin ou le hasard, comme vous voulez, le mène aux portes ouvertes d’un centre de formation où il découvre la reliure, lui qui enfant, était déjà attiré par la dorure des tranches de livres de son père bibliophile.

Suite à son licenciement en 2009, il décide de se consacrer exclusivement à la reliure mais cette activité n’est pas économiquement viable dans l’Aube. Son installation à Reims est un choix réfléchi. La cité des sacres se révèle être un bon compromis entre l’Ile de France où Eric continue à travailler et sa famille à Troyes.

Au début, Eric travaille de chez lui où il aménage son atelier. A force de patience et de persévérance, sa clientèle se développe et se fidélise, il réussit à installer une relation de confiance avec les rémois.

Mais c’est suite à une rencontre que sa carrière va prendre un nouveau tournant. Il fait la connaissance de Steeve Grandsire aux Puces de Reims avec qui il sympathise. Eric, alors en demande d’un espace plus grand, découvre l’Atelier HyperespaceTravailler seul devient pesant et l’Atelier Hyperespace bénéficie d’un réseau important pour son activité. Aucun regret, Eric est très heureux de travailler dans cet espace de co-working en compagnie d’autres créateurs et artistes et d’effectuer une réelle séparation entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle.

Aujourd’hui, Eric souhaite développer une nouvelle activité qui lui tient beaucoup à cœur et qui n’est pas proposée dans notre région, la restauration de gravures anciennes. Outre son métier de relieur, Eric élabore des « curiosités » nées de son intérêt personnel pour les cabinets de curiosités du 18ème siècle, grâce à ses connaissances techniques et esthétiques de mise en valeur d’objet d’art acquises lorsqu’il s’exerçait à la muséographie.

Ta pièce favorite

Mon salon, c’est un véritable refuge, je choisis avec soin tous les objets et meubles qui le composent pour me fabriquer mon cocon, c’est l’endroit de la maison où je me sens le mieux.

Ce que tu aimes faire chez toi

Déplacer les objets (rires). Je passe un temps fou à faire ça. Trouver une place idéale pour chaque chose. J’accumule aussi, surtout les cadres, j’ai un mur dédié dans ma chambre, je ne supporte pas les murs blancs. Je lis beaucoup aussi et je regarde une série dont je suis fan, Downton Abbey.

l’objet dont tu ne te sépares jamais ?

Ma collection de craquelés animaliers des années 30 et plus particulièrement « La femme au lévrier » mais elle est en restauration actuellement, un accident malheureux… C’est la toute première pièce de ma collection, je l’ai trouvé aux Puces de Reims. Les grands magasins comme Le Printemps avaient tous un fabricant de craquelés, c’était l’objet de décoration phare dans les années 30.

Un objet fantasmé

Alors ce n’est pas un objet mais je rêve d’un petit château paumé en Provence, c’est un rêve qui me vient de mon enfance, de la saga de Marcel Pagnol que j’ai adoré.

Ton mouvement ou époque artistique favorite ?

L’Art déco et ses formes géométriques et l’Art nouveau dont la période fut très courte. Pour être plus précis j’aime beaucoup le « style nouille » en France, la Sécession viennoise, un courant artistique qui s’est épanoui en Autriche, plus particulièrement à Vienne à la fin du 19ème, Charles Rennie Mackintosh, qui fut le principal représentant de l’Art nouveau en Écosse et le Modern Style en Catalogne avec Antoni Gaudi.

tes playlists

Pour les livres, Mécaniques du chaos de Daniel Rondeau et La guerre en tête d’Auguste Fontaine. Pour ce dernier, il y a une connotation sentimentale car j’ai rencontré Auguste Fontaine qui est décédé depuis, je garde précieusement son ouvrage.

Pour la musique, Vulcanicura String de Bjork, The Golden Age de Woodkid et Bleu Pétrole d’Alain Bashung.

Tes lieux fétiches

La bibliothèque Carnégie avec son lustre exceptionnel, la Villa Demoiselle, un bijou d’Art Nouveau. Le Musée Plantin-Moretus à Anvers, une ancienne imprimerie du 18ème où se trouve la Bible de Gutenberg. Le Centre Pompidou à Paris pour son atmosphère et le Château de Versailles car j’ y ai travaillé et je connais quelques secrets bien gardés… Le Musée de la Chasse  et de la Nature pour son esprit 18ème et mais aussi parce que j’ai contribué à son installation.

Process Magazine – Carnet Olivier Marescaux x Eric Charpentier

Tes artistes incontournables

Olivier Marescaux, Sophie Calle, Francis Bacon, Pierre et Gilles et David Lachapelle.

Merci Eric pour ta gentillesse et pour les gourmandises. Et continues à nous faire rêver à travers ton métier et tes curiosités.

Vous pouvez trouver toutes les infos utiles sur le travail d’Eric ainsi que ses créations sur son site Reliure et Curiosités.

La balançoire

Un chantier c’est aussi des points de vue différents. Celui des propriétaires et de leurs rêves les plus fous et celui des artisans et leurs réalités techniques mais pas que…

Momo, le coordonnateur de travaux des Pénates, qui fut aussi le mien pour la rénovation de notre maison, a une vision légèrement différente de celle d’Annabelle et c’est peu dire !

Le vintage, la récup, l’ancien, la chine… ça ne lui parle pas à Momo. Lorsqu’on lui en parle, il est comment dire… Abasourdi ? Interloqué ? A la limite de l’arrêt cardiaque ? Il faut l’imaginer  quand il découvre sur le chantier les anciennes boiseries qu’Annabelle a récupéré ou quand elle lui parle d’installer une balançoire dans le salon. Momo, il aime (beaucoup) les spots, il aime le carrelage, il aime le placo, il aime les éviers en résine… il aime le MODERNE.

Je me souviens lorsque Eric a déniché les carreaux de ciment pour notre couloir. Momo s’est proposé d’aller les chercher et il n’a pas été déçu ! Ils étaient entreposés dans une grange dans les Ardennes, pour Momo ce fut un choc que l’on veuille remettre ces vieilleries chez nous.

Les fous rires et les échanges qui s’en suivent sont autant de bons souvenirs que le visage de Momo à chacune nouvelle fantaisie d’Annabelle. Entre la poussière et les imprévus, un chantier c’est aussi une mine d’émotions, une aventure collective dans laquelle chacun apprend l’un de l’autre.

Notre Momo (debout) et Mehdi sur le chantier

Les guesthouses

Lieu de stockage pour les guesthouses

La maison

L’entrée

La future verrière donnant sur l’extérieur

L’extérieur

Préface – Un matin

Un chantier, un matin, c’est une lumière crue, un air froid qui balaie le visage, une poussière blanche sur le pantalon, un besoin de café et une imagination illimitée…

Ce lundi, je pousse la porte du chantier d’Annabelle et Brice. Le chantier de leur maison mais aussi de leur projet de guesthouse divinement nommé « Les Pénates ».

Euphorie c’est le terme presque adéquat à l’état d’Annabelle. Une érudite du chantier, une amoureuse des travaux. Là où d’autres galèrent, s’angoissent, soupirent, elle « euphorise ».

Un lieu, le trouver, son lieu… sont les premiers mots que j’entends lorsque je rencontre Annabelle il y a plus d’un an. Elle loue alors un appartement et se désespère de trouver l’endroit qui la comblerait.

Trouvé, acté, signé, son lieu est devenu leur lieu… l’amour est passé par là.

De leurs métiers – Brice est antiquaire, Annabelle est graphiste – de leurs passions pour les vieilles choses et la chine, ils ont en commun ce sens de l’esthétisme qui transforme une vieillerie au rebus en fantasme décoratif.

Ce chantier, sa transformation, son histoire, je vous propose de l’accompagner au gré de quelques photos, de quelques mots, pendant quelques mois…

Annabelle présente sur le chantier de bon matin

Une porte qui s’ouvre sur une nouvelle vie

Emplacement de la verrière – à gauche future buanderie

Préparation de la future verrière

Dépose du placo pour retrouver les murs en briques

Nouvel escalier posé pour accéder aux chambres des enfants

Brice dans la future chambre de son fils

 

Laurie

 

Laurie ♥ Journaliste freelance – chambre d’hôtes Mes Rémoiseries – Reims

La chambre d'hôte Mes Rémoiseries - Papier Peint Jean Paul Gautier - Hall du Papier Peint

La chambre d’hôte Mes Rémoiseries – Papier Peint Jean Paul Gautier – Hall du Papier Peint

Vous connaissez peut-être Laurie… avec son blog Les Rémoiseries de Laurie depuis 2011 et son tote bag à succès, elle est devenue une figure rémoise dont on reconnait le joli minois.

Autodidacte, fidèle lectrice de magazines spécialisés et adepte de l’écriture depuis son plus jeune âge, Laurie est devenue journaliste freelance spécialisée dans le vin et la gastronomie par passion. Elle travaille en parallèle dans l’hôtellerie ce qui l’a amené naturellement à son projet de chambre d’hôtes.

En 2016 après avoir trouvé leur maison, Laurie et son ami Jérôme concrétisent leur projet. Après 1 an de travaux, la chambre d’hôtes Mes Rémoiseries voit le jour. Rénové du sol au plafond, cet ancien presbytère de 1885 appartenait à un artiste rémois.

Méconnaissable, cette maison abrite désormais le jeune couple et leurs hôtes, pour la plupart des étrangers venant découvrir Reims et ses environs. Il n’y est pas rare de partager une bouteille de vin avec les propriétaires qui se font un plaisir de distiller leurs conseils gastronomiques. Échanger et apprendre c’est ce que Laurie recherche dans cette proximité.

Laurie s’est engagée dans une démarche de consommation locale. Elle privilégie les commerces de bouche de proximité comme son boulanger La Boite à Pain, achète ses courses en vrac chez Day by Day ou Biocoop, commande son café aux Cafés Person et recommande les restaurants et vignobles locaux. Mettre en valeur notre patrimoine est un de ses sacerdoces. Elle valorise une consommation raisonnable, elle propose, par exemple, à ses hôtes des savons et shampoings solides, des lingettes démaquillantes réutilisables, afin de les sensibiliser à une démarche écologique et responsable.

Ta pièce favorite ?

Le salon car c’est la pièce de vie, je bouquine, je travaille ici. J’aime l’ambiance tamisée et cosy,  le son de la musique qui inonde cette pièce.

Ton souhait déco ?

Un jardin d’hiver. La proximité des plantes me donne de l’énergie et égaie à elles seules un intérieur.

L’objet dont tu ne te sépares jamais ?

Mon parfum, toujours sur moi puis mes carnets, il y en a partout dans la maison.

Tes marques/créateurs/boutiques favoris ? 

La boutique Bazarine, il y a une énergie positive chez Karine (la gérante) une proximité qui me plait, puis c’est tellement beau. Elle ramène de jolies choses de ses voyages, elle créé des amulettes personnalisées et je souhaitais en avoir une. Karine m’a accompagnée et conseillée  dans la création de mon bijou qu’à présent je ne quitte plus, il me protège des mauvaises ondes.

Je chine beaucoup aussi, beaucoup d’objets liés au champagne, et je vais souvent à La Grange aux Couleurs à Hermonville.

Tes spots balade, culture et food préférés ?

J’aime donner mes RDV au Wine Bar, c’est là aussi que je retrouve mes copines de l’association Les Pétillantes. J’aime manger au Crypto, une cuisine maison, accessible et moderne. J’apprécie les lieux qui ont une âme comme le Bateau Ivre ou Centauréa.

Merci Laurie pour nos échanges qui me prouvent toujours et encore que Reims regorge de personnes dynamiques à l’initiative de beaux projets.

 

Retrouvez toutes les infos utiles sur la chambre d’hôtes de Laurie sur : mesremoiseries@gmail.com

 

 

 

Marie la pirate

Emmanuelle ♥  fondatrice de Marie la pirate – confection textile made in France – Aguilcourt

Emmanuelle, que tout le monde appelle Marie, est la fondatrice de la marque de création textile Marie la Pirate qu’elle a créé il y a un an et du blog du même nom où elle dispense ses conseils déco et autres DIY plus jolis les uns que les autres surtout en cette période de fêtes.

Nous avons rendez-vous un samedi ensoleillé d’automne. Je découvre une ancienne ferme rénovée, spacieuse et empreinte de douceur, décorée d’une main de maitre par sa propriétaire qui a eu l’idée judicieuse d’y annexer son très joli atelier.

La décoration et la confection ont toujours été présentes dans la vie d’Emmanuelle, aussi petite se souvient-elle, elle a toujours aimé le tissu, le travailler, le transformer. Aujourd’hui encore elle réalise tout son linge de maison : coussins, draps, rideaux… dans de vieux cotons chinés dans les brocantes ou aux puces.

Emmanuelle, maman de 4 enfants, a suivi des études communication sur Paris mais sa passion pour la décoration et la confection ne la lâchera jamais. Lorsqu’elle quitte son poste de vendeuse pour une grande enseigne de déco et d’ameublement, elle décide enfin de prendre son envol professionnel. Il lui faut alors réfléchir à un projet différent de ce qui existe déjà en décoration. Elle souhaite se démarquer et créer « de belles choses utiles »… Compliqué dans un domaine aussi prisé. Elle découvre alors la sérigraphie lors d’un stage à Paris et c’est la révélation. Très enthousiasmée par sa découverte, et après une longue réflexion, elle décide de réaliser des pochettes sérigraphiées en tissu et réutilisables qui s’inscrivent dans une démarche écologique qui lui tient à cœur. Une idée venue un lendemain de Noël lorsqu’elle voit les quantités impressionnantes de papier cadeau à jeter.

Aujourd’hui « Marie la Pirate » est devenue une marque et une boutique en ligne de produits made in France. Emmanuelle travaille à son développement notamment en recherchant des revendeurs.

Pourquoi « Marie la Pirate » ?

« Marie » est mon deuxième prénom, je m’appelle Emmanuelle, mais quasiment personne ne m’a jamais appelé comme ça ! Et « La Pirate » c’est en référence à mes 4 enfants, 4 garçons que nous avons toujours surnommé les pirates.

Ta pièce favorite ?

Ma cuisine. Spacieuse et lumineuse, c’est mon fief ! J’y passe beaucoup de temps notamment pour cuisiner mais c’est en réalité l’endroit convivial de la maison, celui dans lequel nous nous retrouvons au complet pour chaque occasion mais aussi au quotidien, juste pour discuter, boire un thé…

Un souhait déco

Un service à thé Astier De Villatte.

L’objet dont tu ne te sépares jamais

Une maie qui vient de mes parents. Je l’ai repeint, elle se patine avec le temps, elle est de plus en plus belle.

Tes marques/créateurs/boutiques favoris ? 

Pas beaucoup à part Astier de Villatte, j’adore leurs bougies, les meilleures d’après moi. Je chine beaucoup et je refais, je repeins, je transforme. J’aime l’idée de donner plusieurs vies aux choses.

Tes spots balade, culture et food préférés ?

J’aime beaucoup le quartier du Boulingrin, aller au marché couvert, boire un verre au Boulingrin et déjeuner Au Petit Comptoir et aussi la Place du Forum pour acheter des fleurs chez Centaurea et une bougie Astier de Villatte dans la boutique Seen.

Merci pour Emmanuelle pour les jolies découvertes, ton accueil et tes merveilleux cannelés.

Vous pouvez retrouver les créations et les conseils d’Emmanuelle sur sa boutique en ligne et son blog et actuellement à La Lunetterie Champenoise dans le cadre de leur marché de Noël.

Les photos de ce portrait ont été réalisées par Anne Lemaître que je remercie sincèrement pour cette jolie collaboration. Vous pouvez retrouver le travail d’Anne sur son site et la contacter sur annelemaitre.alp@gmail.com ou hello@annelemaitre.com

Maud

Maud  ♥  architecte – Gouaix

Lorsque j’arrive chez Maud, les enfants jouent dehors pendant que les parents échangent quelques mots avec le voisin. Le ton est donné, simplicité et partage. Je rencontre une famille qui a trouvé littéralement son bonheur dans cette ancienne ferme rénovée entourée de vergers devenue leur maison de famille. Un vrai défi pour ce couple d’architectes parisiens qui a restauré cette ferme avec beaucoup d’amour et de gout pour en faire leur cocon familiale. Une maison, synonyme de transmission, dans laquelle on se sent bien immédiatement, où l’on prend le temps de profiter des uns des autres et de partager de bons moments en famille ou entre amis.

Une vie parisienne épuisante gérée à 100 à l’heure mène Maud et son mari Fred (rémois) à chercher un havre de paix, ils rêvent d’une maison de campagne où le temps serait suspendu. L’aventure commence en janvier 2016 lorsque le couple acquiert ce lieu au sculpteur Frédéric Jager qui laissera d’ailleurs de jolies traces de son passage. Une évidence… c’est ainsi que Maud parle de cette maison. Un coup de foudre suivi de 1 an de travaux.

La famille peut à présent y habiter tout en continuant quelques aménagements. Maud m’explique que cet endroit, ils veulent aussi le partager et qu’ils leur a semblé évident de le rendre accessible à d’autres, ils ont donc décidé de le louer certains weekends.

Nous nous installons avec Maud près de la cheminée pour le rituel des questions…

Ta pièce favorite ?

Le salon dans lequel je me pose pour lire avec un cigare près de la cheminée. C’est ici que je lis de vieux contes aux enfants. C’est le cœur de la maison.

Un souhait déco

Un four céramique pour l’atelier, j’aimerai vraiment m’y mettre. Un potager aussi. J’aime toucher la matière, travailler de mes mains. Il y a une notion de temps aussi qui me parle, ce sont des activités qui demande que l’on prenne le temps.

L’objet dont tu ne te sépares jamais

Une photo de moi enfant que mon père a prise lors d’une de nos nombreuses balades en foret pour ramasser champignons, châtaignes… ou juste pour être en lien avec la nature. Lorsque je n’avais pas envie d’y aller, mon père me disait que j’étais en train de me fabriquer des souvenirs et qu’un jour moi aussi j’aurai envie de trouver un lieu pour me ressourcer, que j’aurai envie de le partager avec ma famille. Je suis heureuse de l’avoir trouvé aujourd’hui. J’ai le sentiment que cette maison nous rend invincible, qu’il y règne une véritable énergie familiale.

Souvenir d’enfance

Tes marques/créateurs/boutiques favoris ? 

Je n’achète jamais rien de neuf. Nous écumons les brocantes et les antiquaires. J’aime la patine que donne le temps aux meubles. La seule chose que j’ai acheté en boutique ce sont mes coussins Le Monde Sauvage ! J’adore ce que fait cette marque . Leur dernière collection a même été shooté ici.

Un livre, une musique… pour ta maison

Les livres de Pierre Loty et les contes de Jules Verne, la musique de Yann Tiersen.

Tes spots balade, culture et food préférés ?

Le marché à Provins avec ses commerces de bouche et ses produits du terroir et et dès qu’il y a un  petit rayon de soleil nous enfourchons nos vélos pour aller nous perdre dans les chemins de la réserve naturelle nationale de la Bassée qui est à 5 min à vélo de la  maison… Un vrai bonheur ! C’est un peu l’esprit de mon papa que je retrouve à chaque détour d’un chemin.

Si vous souhaitez découvrir la très jolie maison de campagne de Maud, vous pouvez la louer ici.

Merci Maud pour ton enthousiasme et ta poésie. Merci Fred pour la visite privée et les histoires.

Merci ♥ Eric ♥ de m’avoir accompagnée.