Armelle Blary

La plasticienne à l’univers poétique partage son enfance entre les dunes de sable des plages du Nord et la craie de notre terre champenoise. Chevauchant son vélo, la petite fille découvre le monde dans un perpétuel ravissement et perçoit en chaque chose de la nature un mouvement et une énergie. Une prédisposition à la poésie, à contrebalancer le négatif, présente aujourd’hui encore dans ses œuvres.

Après de longues études littéraires, Armelle Blary, influencée par des artistes tels que la plasticienne et sculptrice Louise Bourgeois, le poète latin Ovide ou l’écrivain Marcel Proust, débute son cheminement artistique par la peinture mais s’oriente très vite vers la couture. Les chutes de toile tombées entre ses mains, Armelle Blary aime à les façonner, les réunir et les coudre jusqu’à leur donner un volume et en devenir des poupées. Elle a trouvé sa matière : le textile, son outil : l’aiguille. Très vite, elle expose et de cette opportunité nait une carrière qui grandit depuis plus de 10 ans.

Pourquoi rester à Reims ? Armelle Blary ne s’est jamais posée la question. Elle aime cette ville, les paysages champenois tout autant que ceux du Nord, puis elle a la chance de voyager beaucoup… dans sa tête et pour son art. Elle collabore avec d’autres figures rémoises telles que les photographes Benoit Pelletier et Alain Hatat, ce dernier la soutient depuis le début de sa carrière, ou encore l’artiste sonore Nicolas Canot à qui elle fait appel pour son exposition Motilus en 2017. Armelle apprécie l’offre culturelle rémoise portée par des structures comme le Manège, lieu qu’elle affectionne notamment pour son restaurant La Verrière tenu par Willy Zorn dont elle souligne l’excellente proposition culinaire.

Son exposition « Partir »

A l’occasion de son exposition monographique « partir » à la Manufacture de Roubaix du 14 avril au 17 juin 2018, Armelle Blary dévoilera un ensemble inédit de sculptures nées d’une conversation plastique avec l’œuvre de Camille Claudel, conversation qui puise son origine dans une rencontre, voici près de trente ans, avec Marie-Victoire Nantet, petite-nièce de Camille.

La Clotho constitue le point de départ de cet échange d’artiste à artiste sur des thèmes et questionnements esthétiques communs. Au fil des années, ce rapprochement a permis la création d’une collection spécifique où la figure, le corps et le matériau fibre occupent une place essentielle.

Créées entre 2014 et 2018, ces pièces sont présentées à la Manufacture en vis-à-vis de deux œuvres issues de la collection du musée La Piscine : Torse de femme accroupie et Etude pour l’Implorante.

Cette exposition sera visible à Reims en fin d’année avec le soutien du SUAC et du Musée des Beaux-arts de Reims.

 

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